Pas de photos des puits de pétrole.

Hier soir, Michel a travaillé tard pour classer les photos et écrire les articles des 2 jours précédents. L’incollable Marilou aura beaucoup à faire pour corriger les innombrables fautes. L’hortographe et Michel, quelle cata….

Peut être que si nous traversons la Caspienne aujourd’hui, tout sera fini pour être publié à l’arrivée au Kazakhstan.

Nous devrons peur être nous habituer à ce que le wifi de qualité soit de plus en plus rare.

Maintenant, il nous faut trouver le port et acheter les billets. Pas de problème, avec notre super GPS, une demande d’aide à un gardien de parking, notre bon sens et un soupçon de chance, nous arrivons devant le barrage qui commande l’entrée du port. Pour ceux qui voudraient s’y rendre, le lieu ressemble plus à une impasse, seuls quelques camions laissent penser que peut être …..un ferry se trouve derrière.

Avec hésitation, Michel entre dans une cabane: le bureau. A l’intérieur, 3 jeunes de type occidental attendent. La discussion s’engage en anglais. Oui, c’est bien là que les billets s’achètent et en plus il y a un bateau ce soir. Un des 3 jeunes est belge et dire que Michel lui parle en anglais depuis un moment… Il fait Bruxelles Pékin en vélo.

Il fait bon être jeune! Nous échangeons nos sites internet, lui, c’est Peter.

L’un des deux autres, Scott, est californien et le dernier Yann, hollandais, ils voyagent en Asie Centrale avec leurs motos.

Le préposé à la vente commence à faire nos billets. Il mesure Pépère et tout à coup, il montre le visa Kazak, impossible, si nous arrivons demain, nous serons refoulés.

En effet, nos visas ne commencent que le 3 mai.

Revenez demain monsieur, s’il y a un autre bateau, je vous fais vos billets, mais pas avant… Et en plus, il ne sait pas quand est le prochain ferry.

Bon, ça fait parti du voyage, alors on reviendra demain et en attendant, nous visitons Bakou. Rien de transcendant alors, nous reprenons Pépère pour visiter les environs.

 

Nous voilà au milieu d’un champ de pétrole, c’est incroyable de voir les habitations au milieu de cette odeur, côtoyer les puits, les tuyaux et les marres noirâtres. Trop belle occasion pour faire des photos insolites, alors, on y va de bon cœur. Deux hommes viennent de loin et l’un d’eux téléphone. Nous connaitrons quelques minutes plus tard la raison de ce coup de téléphone.

Une Lada 4×4 arrive derrière nous, quatre hommes en descendent et tout s’enchaine. C’est d’abord l’arroseur arrosé, Pépère est pris en photo (c’est un comble) on nous montre des cartes de polices. Aïe! La police politique…. Leur premier réflexe et l’agressivité mais à part le chef, ils s’adoucissent vite face à la bonne volonté que nous mettons pour effacer chaque photo qu’ils jugent interdites. Quel dommage! Ces photos vont nous manquer. Nous avons même du détruire celle d’une Lada dans un tel état de délabrement que même le policier a ri de bon cœur en la voyant. Ils sont sensibles à leur image ces gens là…

En fait, cette expérience nous rappelle que, malgré ce sentiment de béatitude qui nous habite depuis notre arrivée dans ces pays, nous n’évoluons pas dans des démocraties comme la nôtre. Nous sommes maintenant avertis.

Un peu « échaudée » par cette aventure, Marilou n’ose même plus prendre l’appareil photo, Michel ne la reconnait plus.

Retour à notre bivouac d’hier soir où nous avons encore la visite de policiers, ils nous rappellent qu’ils ne sont pas loin en cas de problème. Merci monsieur le policier protecteur!!!

‘Entrée en Azerbaïdjan.

le 29 avril 2012

Hier soir, une voiture, sans doute celle d’un curieux, est restée un moment tous feux éteints pas loin de nous. Bien sûr comme à chaque fois qu’un élément vient perturber notre camping sauvage, nous nous tenons prêt pour le pire. Pépère est bien fermé et les clés sur le contact.

Ce soir, il est dit qu’il y aura de l’animation, d’un coup, la nuit est transpercée par des cris lugubres tout près de nous, peut être des loups! Les chiens du village voisin ont répondu comme il se doit. L’opération s’est répétée 3 fois dans la nuit, c’est sympa!

Ce matin, passage de la frontière de l’Azerbaïdjan, nous nous attendons au pire compte tenu de nos lectures sur internet avant notre départ.

En effet, la bureaucratie soviétique n’a pas disparu et il nous faut 3 heures pour passer, alors que nous ne sommes pas plus de 25 voitures.

 Comme depuis notre arrivée, les Géorgiens sont « extra », mais la surprise nous attend au poste Azeri. Incroyable!!! Ils sont aux petits soins pour nous. Pendant que certains se mettent en 4 pour aider Michel dans l’accomplissement des formalités, d’autres « discutent » avec Marilou pour la faire patienter.

Un gradé se laisse même photographier en douce et un autre lui met dans la main 4 caramels. Nous repartons de la douane avec un joli dossier où tout le nécessaire du parfait petit étranger de passage est bien classé.

Au premier contrôle routier, nous le présentons,  le policier le regarde et avec un grand sourire, ah touristes!  Et nous fait signe d’y aller. Entre nous, avait il vraiment besoin de ces papiers pour comprendre que Pépère n’est ni un transport en commun, ni un engin de chantier? Mais, ils sont tous tellement gentils….

Il est déjà tard, cinq km plus loin,  on stoppe  pour manger un bout. Le petit repas n’est pas terminé que 4 jeunes viennent faire leur  » barbeuk » du dimanche à coté de nous. Ils n’ont pas tenu longtemps avant de demander des photos à coté de Pépère, et sans rien comprendre, nous sommes assis avec eux pour partager le pain, le fromage et surtout LA VODKA…

On commence à ne plus rien comprendre. Sur internet, nous n’avons pas lu ça, on nous aurait menti!!!

Surtout qu’après avoir vu ce gros camion tout petit dans le grand lit de cette petite rivière

un taxi s’arrête à notre hauteur, ouvre sa fenêtre et semble nous demander quelque chose avec le sourire. Un bonjour, et nous continuons.Mais qu’est ce qu’il veut?

Il nous double et roule doucement jusqu’à la ville prochaine. Michel dit: « je crois qu’il veut qu’on s’arrête. » eh bien oui, il s’arrête et nous fait signe.

Nous passons un bon moment au café et faisons des photos, il est très heureux, ça fait plaisir à  voir.

Le soir arrive, nous faisons 2 arrêts qui ne conviennent pas à l’un où à l’autre. Mis en confiance par tous ces gens, nous camperons en sauvage au bord de l’eau.

Histoire de routes.

Tout commence de bonne heure, Michel est en souci à cause du GPS qui a maintenant un faux contact au niveau du fil d’alimentation.
Après moultes essais, il accepte de se mettre en route, nous espérons qu’une grande  quantité d’adhésif aidera la prise à rester stable.
En passant à proximité d’un endroit où nous avions décidé de ne pas dormir hier soir, Marilou voit d’ énormes rapaces dans le ciel. Ni une ni deux, le gros zoom est monté et nous voilà chasseurs d’images. Le décor est magnifique, et nous mitraillons un groupe de vautours. Ils sont vraiment impressionnants.


Sur la route de Bakou, les acteurs sont toujours en place pour le spectacle.
Une charrette par ici,


des buffles heureux dans la boue par là,


des femmes qui balayent la route!!!


et beaucoup de Lada. Depuis notre arrivée en Azerbaïdjan, nous avons l’impression
que chacun a sa Lada, vieille où « presque » neuve, elle est accomodée à toutes les sauces. C’est la mule du 21e siècle.


La route n’est pas tès bonne mais nous sommes contents depuis une trentaine de km, elle est un peu plus praticable et les camions ont disparu.
Mais, c’est quoi ce portique en travers de la route… ah! voilà pourquoi nous n’avions plus de camions avec nous, plus de 2 mètres de haut , ON NE PASSE PAS!!!


La tuile, on ne va tout de même pas repartir en arrière, non! Le GPS dessine une petite route pour passer ailleurs, alors on y va.
Oh là là quelle route! on a vraiment l’impression de commencer l’aventure. Tout seul, Pépère en voit de toutes les couleurs, la poussière, les trous, les bosses et les chemins qui vont on ne sait où… Les deux passagers auront également leur dose, bonjour le dos!


Mais, nous avons ainsi passé des villages et des paysages que nous n’aurions peut être pas vus par la route normale. S’eût été dommage…


Au moment où nous envisagions de dormir dans les montagnes, le GPS qui évoluait dans un  » no man’s land « depuis des heures, retrouve la route de Bakou.
La route est très bonne, on a l’impression d’ avoir changer de pays. En fait oui nous avons changé, maintenant, les montagnes sont sèches et il fait de plus en plus chaud.


Arrivés dans la banlieu de Bakou, tout devient plus animé, nous traversons les premiers champs pétrolièrs, Berk…
Nous avons choisi d’arriver par l’ouest et un peu après les zones à fortes odeurs, nous posons Pépère en bord de mer juste en face d’installations pétrolières off shore.

PHOTOS CENSURÉES

 

La police fait des rondes tous les quarts d’heures et enfin, vers 21h, ils se décident à nous demander ce que nous faisons là. Touristes? Oui, oui, alors tout est OK. Ils sont vraiment « mimi » ces policiers…

Sauvetage d’une vache

27 avril 2012

Quand on se réveille dans des endroits pareils, nous n’avons pas de regret de faire régulièrement du camping sauvage.
Après le passage des troupeaux de moutons, nous prenons le chemin de terre qui nous a amenés ici hier soir.


Juste avant de prendre la route goudronnée, une scène bizarre attire notre attention. Que font ces 2 hommes, ils tirent par la queue une vache couchée dans la boue, fait elle son veau?


Non, elle s’est embourbée jusqu’au ventre et n’est pas prête de pouvoir se sortir de cette boue.
Michel va voir et décide de passer dans le pré pour la tirer avec le treuil.
Alors que Pépère est déjà bien avancé, un homme à cheval nous fait stopper, il préfère la tirer avec son animal.
En effet, en 5 mn, la bête est tirée par les cornes et se retrouve libérée.


Libérée, oui, mais pas Pépère qui s’est lui même embourbé dans l’opération. Avec l’aide de l’homme au cheval et du treuil, il faudra une demi-heure pour nous sortir de là.

Nous constatons à cette occasion, que nos pneus « tous terrains » ont du mal dans la boue, avec en plus le poids trop sur l’arrière de Pépère, seuls tous les 2, ça va être chaud dans certains pays.
Nous devons être à 17 h à l’agence pour notre visa Azéri, alors nous allons sur Tbilisi.
Lors de la visite de la cathédrale assez grandiose, nous nous faisons jetés par le Pope et ses assistants car nous avons passé une porte qui mène derrière l’hôtel…. Sacrilège!
Surement pris de remords, il nous rejoint un peu plus tard et nous demande notre confession. Michel répond catholique, « c’est pas terrible », mais quand il dit que Marilou est protestante, on a l’impression que ce Pope va mettre sa croix entre nous pour contrer le diable, ou alors, est ce le fait que nous acceptions de vivre ensemble qui l’a choqué à ce point.


Finalement, il essaie de nous baptiser, ce que nous refusons bien sur.


Nous sommes déjà installés et avons fait à peine quelques mètres que nous sommes arrêtés par un homme qui nous propose de remplir nos bouteilles d’eau.

Comme toujours, ça se finit chez lui, on boit un coup et sa mère, notre doyenne de 3 ans !,.. nous offre des gâteaux de sa fabrication.


En prime, Marilou doit limiter son sucre à cause de son diabète, elle nous dit avoir la même maladie et lui concocte un médicament à base d’un genre de crème fraîche et d’une céréale que nous ne connaissons pas du tout. Elle essayera dès ce soir.


A 17 h tapantes, nous sommes à l’agence où nos visas sont bien là. Demain, direction l’Azerbaïdjan.
Pour finir, nous sommes dans notre maison, garés dans une rue hyper bruyante à coté d’un restaurant. Tout ça pour mettre à jour le site, car dans les jours à venir, nous ne savons pas si nous trouverons du wifi.

Recherche de site.

Le 26 avril 2012

Quel bonheur de se réveiller dans des endroits pareils !


Comme prévu, nous partons pour les villes conseillées, Telavi et Akhmeta. Nous devrons passer au pas, mais en force des troupeaux de vaches apparemment propriétaires de la route.


Ici, c’est le Caucase alors, Pépère en bave avec des montées et des descentes à 11%. Nous nous arrêtons prendre quelques photos du printemps au milieu des odeurs d’aubépines.


Arrivés à Telavi, c’est la grosse déception, toute cette route pour ça, cette ville orientale est  très ordinaire. Oui, mais une ville orientale à midi, c’est l’effervescence du marché. Nous décidons de nous mêler à la foule, là aussi il y a des odeurs, mais ça ne sent pas l’aubépine…
Marilou achète une paire de chaussures,
Ensuite, c’est une marchande de fromage qui la décide à acheter de sa production après lui avoir fait déguster toutes ses variétés. Michel a déjà trop de mal avec l’odeur.


Vite, un peu de fraicheur avec les épices que cette dame nous fait goûter.


Nous passons sur l’apparence de l’étal pour nous faire découper un morceau de porc, à la hache !…

Un peu plus loin, nous arrivons à Akhmeta où là encore, nous ne trouvons rien à voir, ça commence à bien faire, que voulait bien nous dire notre bonhomme d’hier ? Sur l’indication d’un panneau, nous filons 8 km plus loin, voir une église. Le tour du village, « très pauvre » ne nous permet pas de la trouver, alors un homme nous indique le chemin. Heureusement que Pépère a une boite courte et 4 roues motrices. Enfin, nous y sommes, comme d’ habitude, Marilou prend un temps fou pour se préparer à la visite, alors que Michel sent bien qu’en 10 mn nous en aurons fait le tour.
C’est exactement ça, sympa, mais pas vraiment d’intérêt !


Alors un peu désespérés, nous décidons de retourner vers Tbilisi. Lali nous avait indiqué un village, nous y serons demain. Nous faisons un petit détour pour voir une église fortifiée du XI e siècle ou Michel ne peut rentrer en débardeur et Marilou doit se vêtir « correctement ». Le pope nous bénira avant notre départ.


Tien, voilà une femme qui a une trique dans chaque main pour renter ses vaches !


Après un aller retour sur Tbilisi, nous trouvons un coin dans les montagnes environnantes pour dormir au calme, les bergers sur place viennent vérifier ce que nous comptons faire ici en pleine nuit et voilà.

Visas Azerbaïdjan

25 avril 2012

Nous avons passé la nuit à Gori, à coté d’un très grand lotissement qui nous a semblé être nouvellement construit pour des refugiés de la guerre de 2008. En bas de la rue, il y a un grand bureau de l’ UNIHCR et Lali nous avait indiqué que les personnes déplacées après les affrontements avaient été relogées, alors…
80 km et nous arrivons à Tbilisi. Michel charge sa carte dans le GPS et nous cherchons une adresse trouvée sur internet. Avec notre logiciel OZI, nous avons une carte sur l’écran du GPS et notre position, il faut donc suivre comme sur une carte papier.
C’est assez intéressant. Bref! Nous arrivons à une destination approximative et demandons à un taxi une info pour l’adresse exacte. Bien qu’il ne parle que le géorgien, il peut faire comprendre à Michel, que c’est à l’autre bout de la capitale… Bon, ok, on repart suivant ses instructions. En fait, c’est trop vague, alors Michel demande à un taxi de précéder Pépère jusqu’à l’ambassade.
Voilà, nous y sommes, nous donnons environ 15€ au taxi, le point est entré dans notre GPS pour la prochaine fois et le tour est joué.
Le temps de se garer et nous sonnons à la porte, dialogue de sourd à l’interphone, une voix nous dit  » pas d’internet, pas de visa ». En fait, il semble que l’ouverture ne soit qu’a 16 h pour les demandes.
Un agent Géorgien chargé de la sécurité de la rue, vient nous voir et après avoir vanté Sarko, Chirac et l’homme de l’aéroport!! Charles De Gaulle, s’inquiète de savoir qui est Hollande. Bien sur, c’est maintenant notre ami, nous lui apprenons quelques mots de français qu’il note sur son téléphone pour amuser sa soeur qui vit en France.
Comme il nous faut attendre 2 h, nous allons au camion manger un morceau.

16h tapantes, nous sommes à nouveau à la porte où notre ami a changé de discours, il nous conseille d’aller à 50 mètres dans une agence spécialisée, demander nos visas
C’est en fait une bonne idée, notre contact avec l’Azéri de service n’avait pas été bon ce matin. Nous voilà à l’agence et pour 20€ de plus, nous serons libérés des tracasseries. Nous aurons des visas de 30 jours dès après demain. Si nous les avons vraiment comme ça, ce sera super.
Comme nous avons deux jours d’attente, nous décidons de visiter Tbilisi. Tiens!! Au bord du fleuve, une espèce de brocante. Pépère bien garé et fermé, nous partons visiter.


C’est très sympa, des artiste peintres exposent également.

Marilou achète une paire de boucles d’oreilles et Michel un billet russe de 1909, le tout pour 12€
La visite finie deux hommes nous accostent pour discuter de Pépère, il est vrai que plus nous avançons et plus cette maison roulante étonne, comme souvent, nous leur faisons visiter chaque pièce et ils sont conquis. Pour nous remercier, ils nous indiquent sur le GPS, les endroits à ne pas manquer.

Changement de programme, nous partons immédiatement en direction du premier lieu qui se trouve à 80 km, demain nous visiterons et rentrerons vendredi pour récupérer nos passeports.
La nuit sera calme dans un champ, avec rien à des km, silence complet.

L’au revoir

Le 24 avril 2012
Au réveil, nous ne voulons pas déranger cette famille au milieu des préparatifs pour l’école. Dès que les enfants sont partis, nous rejoignons Lali toujours bras nus dans son petit chemisier malgré un froid de canard.
La discussion reprend et Georges arrive avec des croissants spécialement achetés pour nous. Encore un bon moment, Michel remplit la réserve d’eau avec Georges pendant que Marilou organise avec Lali le suivi de cette nouvelle relation sur leur Facebook respectif.
Ce moment exceptionnel est fini, nous devons repartir sur Tbilisi (la capitale). Pour que nous ne nous perdions pas, ils viennent tous deux avec leur voiture, nous montrer la route.


Au moment de la séparation, Lali et Marilou ne peuvent retenir des larmes, nous étions tous les 4 très émus. Nous espérons tous, que la vie nous réunira à nouveau en Géorgie ou en France.
Le reste de la journée sera faite d’une suite d’images insolites.
Cette truie qui traverse la route avec sa portée.


Cette chèvre qui se dit gardienne de fontaine.


Ce car de collection et cette vache qui cohabitent sur la route.


Ce camion qui joue au poulpe avec son jet d’encre noire.


Cet autre qui se croit dans un dessin animé où la force centrifuge ne renversera jamais un tel engin.


Ils sont bien gentils dans ce pays en mettant nos lettres sous les noms en géorgien pour nous aider, mais assayez de lire à haute voix le nom de cette ville !!!…..


Enfin, sur le bord de la route un nombre incalculable de boulangeries individuelles tenues par des femmes. Là encore, il y en avait une qui parlait français. Alors que nous venions d’acheter un pain à sa voisine, elle nous en donne 2 et 4 pommes.

Güle Güle

Le 23 avril 2012
Ce matin nous quittons cette Turquie qui nous a tant émerveillés par ses paysages et son accueil.
Un dernier passage dans une boucherie Turque pour midi. La viande est bonne, mais l’ambiance du lieu, nous inciterait à devenir végétariens.


Depuis le début, nous nous demandons d’où vient tout ce thé consommé à longueur de journée dans ce pays. Une partie de la réponse se trouve ici, à l’Est de la Mer Noire, il y en a une quantité considérable, le moindre recoin est utilisé, entre les maisons et les immeubles, même les terre-pleins des routes produisent cette plante.


Marilou toujours à l’affût, aperçoit un banc de dauphins pas très loin du rivage.

Voilà, nous y sommes,

avant de dire « Güle Güle » (au revoir) à la Turquie, nous devons passer la douane. Au premier poste, nous entendons l’agent dire « Michel André » d’un air dégagé sans avoir demandé les papiers. Michel semble surpris d’entendre ses 2 prénoms, l’homme redit « Michel André » avec un grand sourire. Que nous sommes bêtes ! Ils savent tout sur nous depuis notre entrée dans le pays juste en entrant notre numéro d’immatriculation sur leur ordi dès qu’on s’approche d’eux… Sans rire, Marilou a pensé que Michel connaissait le douanier…

Coté Géorgie, c’est déjà la bonne humeur, en voyant nos passeport, il nous regarde et dit avec le sourire, « Hollande » ! Il essaye même d’en savoir un peu plus sur le personnage. Pendant notre discussion, il nous enregistre et le tour est joué. En tout, nous avons passé seulement 2 heures à cette frontière.
Vite un peu de change, sans aucun reçu, et à la pompe où, avec 1.2 € le gasoil, nous retrouvons un tarif raisonnable.
Nous arrivons assez vite à Batumi .

La route est toute fracassée, la circulation est très désordonnée et nous nous perdons dans la ville. Heureusement, car notre destin avait prévu une rencontre à une heure et un endroit précis de cette ville.
Nous roulons au pas lorsqu’une voiture nous dépasse, quelques coups de klaxon et gestes du conducteur nous font comprendre qu’il souhaite nous parler. Nous nous arrêtons et là, tout s’enchaine naturellement, alors que rien n’est naturel.


Anna la fille, a repéré que nous étions français, et avec son père, ils aimeraient bien que nous allions chez eux un moment. Sans hésiter, nous acceptons et nous voilà en route derrière la BMW.
Arrivés sur place, nous sommes accueillis par leur jeune chien. En 5 mn, Georges a déjà trouvé ses plaque française.


Ils ont vécu 10 ans vers Auxerre, et sont rentrés au pays depuis un peu moins d’un an. Quelques minutes plus tard, Lali (sa femme) arrive, Lucas le dernier ne tarde pas à nous rejoindre, nous ferons même la connaissance de la sœur de Lali venue en voisine.

C’est un vrai bonheur de se retrouver ensembles, inconnus, il y a encore moins d’une heure, nous discutons de la Géorgie, de leur parcours en France, de notre tour du monde etc etc. Très vite, Anna se retrouve sur notre site.

Maintenant, elle y sera aussi…
Après le café, Lali a tenu à nous faire voir un autre visage de sa ville malgré l’heure tardive. En effet, nous arrivons en bord de mer où tout est neuf, illuminé avec des jets d’eau musicaux permanents. C’est très joli.


Ils ne veulent surtout pas nous laisser partir sans avoir goûté quelques spécialités. Après un ou deux restaurants fermés, nous entrons dans une taverne typique toute en bois. Lali nous commande deux plats différents et on se régale. (Un peu lourd tout de même pour le soir)….


Nous, heureux d’être là, les musiciens d’avoir vu des Français, nous faisons la photo.


Nos nouveaux amis qui connaissent vraiment le sens de l’hospitalité, nous invitent à rester dormir chez eux. Comment refuser, impossible, surtout, qu’ils ont tout fait pour que nous nous sentions bien. Nous allons ainsi nous coucher ce soir la tête un peu à l’envers de vivre des moments humains pareils.

Repos

Le 22 avril 2012

Cette nuit, pas un bruit ! Les lits sont durs comme du bois, nous regrettons déjà celui de Pépère. Une bonne toilette dans une vraie salle de bains et un petit déjeuner où nous n’avons que l’embarras du choix, c’est le top !

En dessus de la mer, nous avons parfois l’impression d’être dans un ferry, mais comme dit Marilou, « c’est la mer qui bouge, pas nous »

Nous avons la télé et sur RTL, Michel a le plaisir de voir un français, « Romain Grosjean » monter sur le podium du grand prix de F1. Pour un passionné, la saison s’annonce exceptionnelle, mais, bon !! Elle se fera sans nous. Nous avons tout de même décidé de voir un ou deux grands prix lorsque les dates correspondront avec notre passage dans les pays.

Marilou visite des sites sur sa tablette pour étudier ce que nous pourrons voir par la suite, Michel termine la fabrication des cartes  « OZI » avec le logiciel « terra incognita ». A partir de demain, nous n’aurons plus la voix de notre GPS pour dire « prendre la 3iem sortie », la navigation sera un peu plus compliquée.

Enfin, nous finirons la soirée sur TV5 monde où nous connaitrons les performances de nos champions respectifs  à l’élection présidentielle.   Ca va être chaud…

La mer Noire jusqu’à l’Est

Le 21 avril 2012
Notre camping trouvé hier soir, nous aura permis de connaitre des Turcs pas sympas.

 


Après l’internet qui ne fonctionnait pas hier soir, le chien des voisins et la route, nous faisons connaissance avec un homme de la sécurité aussi souple qu’un ancien de l’URSS.
Il faut dire que ce matin, tout le monde est sous pression. Après le banquet des cravatés d’hier, c’est l’inauguration de ce lieu magnifique, bien sonorisé par la route en limite de propriété. Tout le gratin politique est là, il y aura même des danses folkloriques.
Nous n’aurons pas le droit de participer à la fête, le « gentil gardien » nous montre la sortie…. En expliquant que le camping va être utilisé comme parking pour les invités.
Pas très contents, nous partons dans la montagne voisine terminer notre toilette. Le paysage est entièrement constitué par des forêts de noisetiers, voila pourquoi, nous voyons beaucoup de vendeurs de noisettes au bord des routes.
C’est le weekend, peut être pourrions nous trouver un camping avec internet, la mer et « le silence ».
Et bien non, depuis plusieurs centaines de km, nous ne voyons plus ce genre d’hébergement, ou alors, à chaque « un camping ! » prononcé par l’un de nous, c’est la déception, ils sont tous fermés, peut être même en faillite….

De Km

en Km,

nous passons Trabzon sans rien trouver, c’est de l’autoroute le long de la mer avec des immeubles en construction. Michel décide d’avancer jusqu’à Rize et de chercher un hôtel pour deux jours afin de se reposer un peu avant d’entrer en Géorgie.
A la tombée de la nuit,

nous entrons dans l’hôtel « DEDEMAN », bon standing avec tout ce que l’on souhaite comme services. Pour la première fois, Pépère bien gardé, dormira seul sur le parking.